Les billets de Baloo,  Vietnam

Bonne année 2022

Une année s’achève pour chacun d’entre nous. Nous avions tous espéré que 2021 soit meilleure que 2020, que la pandémie soit derrière nous afin qu’un nouveau chapitre s’ouvre. Or, nous avons tous été confrontés, bien que différemment, à des douleurs, des peurs, des difficultés plus ou moins grandes. Parfois, cette situation inédite nous a fait regarder l’autre avec interrogation ou crainte renforçant notre propre enfermement et isolement.

Cependant, à l’aube de cette nouvelle année, rappelons-nous aussi tous les sourires, la solidarité, l’entraide, l’amour de nos proches, famille et amis, qui nous entoure.

À cette occasion, je voudrais partager avec vous deux textes :

Discours de Martin Luther King Jr.

« […] I refuse to accept despair as the final response to the ambiguities of history.
« […] Je refuse d’accepter le désespoir comme la réponse finale aux ambiguïtés de l’histoire. 

I refuse to accept the idea that the ‘isness’ of man’s present nature makes him morally incapable of reaching up for the eternal ‘oughtness’ that forever confronts him. 
Je refuse d’admettre l’idée que les lacunes actuelles de la nature humaine rendent l’homme moralement incapable de remplir les devoirs éternels qu’il doit affronter à jamais.  

I refuse to accept the idea that man is mere flotsom and jetsom in the river of life, unable to influence the unfolding events which surround him. 
Je refuse d’admettre que l’humanité ne soit qu’une épave ballottée par l’océan de la vie, sans avoir la possibilité d’influencer en quoi que ce soit le cours des évènements. 

I refuse to accept the view that mankind is so tragically bound to the starless midnight of racism and war that the bright daybreak of peace and brotherhood can never become a reality.
Je refuse d’admettre que l’humanité soit si tragiquement vouée à la nuit privée d’étoiles du racisme et de la guerre, que l’aube brillante de la paix et de la fraternité ne puisse jamais poindre. 

I refuse to accept the cynical notion that nation after nation must spiral down a militaristic stairway into the hell of thermonuclear destruction. 
Je refuse d’admettre l’affirmation cynique que chaque nation tour à tour sera aspirée vers le bas par la spirale militariste jusque dans l’enfer de la destruction thermonucléaire. 

I believe that unarmed truth and unconditional love will have the final word in reality. This is why right temporarily defeated is stronger than evil triumphant.
Je crois que la vérité désarmée et l’amour désintéressé auront le dernier mot dans le monde des réalités. C’est pourquoi, même s’il est provisoirement bafoué, le bon droit sera plus fort que le mal triomphant.  

I believe that even amid today’s mortar bursts and whining bullets, there is still hope for a brighter tomorrow.  
Je crois que, même au milieu du fracas des mortiers et du sifflement des balles, il y a une place pour l’espoir de lendemains plus lumineux. 

I believe that wounded justice, lying prostrate on the blood-flowing streets of our nations, can be lifted from this dust of shame to reign supreme among the children of men.
Je crois que la justice blessée, gisant inerte dans les rues ensanglantées de nos nations, couverte de poussière et de honte, peut encore être relevée pour régner en souveraine suprême sur les enfants des hommes. 

I have the audacity to believe that peoples everywhere can have three meals a day for their bodies, education and culture for their minds, and dignity, equality and freedom for their spirits.  
J’ai l’audace de croire que partout les peuples peuvent avoir 3 repas par jour pour nourrir leur corps, une éducation et une culture pour nourrir leur pensée, la dignité, l’égalité et la liberté pour nourrir leur esprit. 

I believe that what self-centered men have torn down men other-centered can build up. […]
Je crois que des hommes inspirés par l’amour du prochain pourront reconstruire ce qu’ont détruit des hommes inspirés par l’amour de soi. […]  I still believe that We Shall overcome! […] » 
Je continue de croire que nous vaincrons. […] »

Discours de Martin Luther King Jr. à l’occasion de la remise du Prix Nobel de la Paix à Oslo, le 10 décembre 1964. (Vidéo)

Ma plus belle histoire d’amour

Du plus loin, que me revienne
L’ombre de mes amours anciennes
Du plus loin, du premier rendez-vous

Du temps des premières peines 
Lors, j’avais quinze ans, à peine 
Cœur tout blanc, et griffes aux genoux

Que ce fut, j’étais précoce 
De tendres amours de gosse
Les morsures d’un amour fou

Du plus loin qu’il m’en souvienne
Si depuis, j’ai dit « je t’aime »
Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous

C’est vrai, je ne fus pas sage
Et j’ai tourné bien des pages
Sans les lire, blanches, et puis rien dessus

C’est vrai, je ne fus pas sage 
Et mes guerriers de passage 
À peine vus, déjà disparus

Mais à travers leur visage 
C’était déjà votre image 
C’était vous déjà et le cœur nu

Je refaisais mes bagages 
Et je poursuivais mon mirage 
Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous

Sur la longue route 
Qui menait vers vous 
Sur la longue route 
J’allais le cœur fou 
Le vent de décembre 
Me gelait au cou 
Qu’importait décembre 
Si c’était pour vous 

Elle fut longue la route 
Mais je l’ai faite, la route 
Celle-là, qui menait jusqu’à vous

Et je ne suis pas parjure 
Si ce soir, je vous jure 
Que, pour vous, je l’eus faite à genoux

Il en eut fallu bien d’autres 
Que quelques mauvais apôtres 
Que l’hiver ou la neige à mon cou

Pour que je perde patience 
Et j’ai calmé ma violence 
Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous

Mais tant d’hivers et d’automnes 
De nuit, de jour, et personne 
Vous n’étiez jamais au rendez-vous

Et de vous, perdant courage, 
Soudain, me prenait la rage 
Mon Dieu, que j’avais besoin de vous

Que le Diable vous emporte 
D’autres m’ont ouvert leur porte 
Heureuse, je m’en allais loin de vous

Oui, je vous fus infidèle 
Mais vous reveniez quand même 
Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous

J’ai pleuré mes larmes 
Mais qu’il me fut doux 
Oh, qu’il me fût doux 
Ce premier sourire de vous 
Et pour une larme 
Qui venait de vous 
J’ai pleuré d’amour 
Vous souvenez-vous ? 

Ce fut, un soir, en septembre 
Vous étiez venus m’attendre 
Ici même, vous en souvenez-vous ?

À vous regarder sourire 
À vous aimer, sans rien dire 
C’est là que j’ai compris, tout à coup

J’avais fini mon voyage 
Et j’ai posé mes bagages 
Vous étiez venus au rendez-vous

Qu’importe ce qu’on peut en dire 
Je tenais à vous le dire 
Ce soir je vous remercie de vous

Qu’importe ce qu’on peut en dire 
Je suis venue pour vous dire 
Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous !

Ma plus belle histoire d’amour — Barbara – 1967

Je vous souhaite de sourire, d’aimer, d’oser, d’espérer, de partager, d’entraider, de voyager… Bref de vivre heureux et en bonne santé,

Tout de bon pour vous et ceux qui vous sont chers !

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